L’alcool et les hormones

20 sept

Il existe un phénomène que nous avons sûrement tous déjà observé : lorsque nous buvons de l’alcool, nous allons plus souvent uriner.  En effet, l’alcool présent dans les boissons joue sur la sécrétion d’une hormone qui agit sur les reins.  Il s’agit de l’hormone antidiurétique (ADH) aussi appelée vasopressine.  Cette hormone est un peptide formé de neuf acides aminés.  Dont deux sont des molécules de cystéine liées ensemble par un pont disulfure (Pharmacorama) .  L’ADH est synthétisé dans l’hypothalamus et ensuite libéré par la neurohypophyse.  La neurohypophyse est le lobe postérieur de l’hypophyse qui, elle, se trouve dans une cavité osseuse à la base du cerveau.  De plus, elle est reliée à l’hypothalamus, une partie du cerveau (Campbell et Reece, 2007, p. 1031).

En orange : l’hypophyse

Image prise sur le site de Wikipedia

http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Hypophyse.png


La voie de régulation de l’ADH est une voie neurohormonale simple.  Lorsqu’il y a un trop grand taux d’eau dans le sang, un stimulus nerveux déclanche la production d’ADH.   Ce signal nerveux est capté par un neurone sensitif de l’hypothalamus dont les neurones sécrétoires fabriquent l’ADH.  L’hormone est d’abord stockée et ensuite libérée par la neurohypophyse, suite à un signal nerveux de l’hypothalamus, par l’entremise d’un neurone sécrétoire dans le sang.  Elle se rend jusqu’aux reins et elle stimule leur réabsorption de l’eau et ainsi le volume d’urine diminue. L’ADH contrôle donc l’équilibre hydrique et électrolytique du sang.  (Campbell et Reece, 2007, p.1033).

Schéma de la voie de régulation: neurohormonale simple

Lorsqu’on consomme de l’alcool, on a envie d’uriner beaucoup plus que la normale.  Cela s’explique par le fait que l’alcool inhibe la libération de l’hormone antidiurétique et ainsi perturbe l’équilibre hydrique car il y a une perte excessive d’eau.  Cette perte cause la déshydratation qui entraîne la « gueule de bois » ressentie le lendemain matin (Campbell et Reece, 2007. p.1018).

Une maladie que peut entraîner un dysfonctionnement de l’ADH se nomme le diabète insipide.  Cette maladie est caractérisée par une incapacité des reins à faire la concentration de l’urine ce qui cause l’expulsion d’une trop grande quantité d’urine diluée.  De plus, ce phénomène ne peut être contré par la réduction de l’apport de liquides.  La cause de ce dysfonctionnement est due, soit par l’absence de l’hormone antidiurétique dans le sang, soit par l’incapacité de celle-ci à agir sur le tube collecteur, c’est-à-dire, sur la zone de la cellule des reins sur laquelle l’ADH agit (Encyclopédie vulgaris-médical).

Références

Allain P. 2006, 2 octobre, «Hormone antidiurétique, HAD ou vasopressine».

In Pharmacorama. En ligne <http://www.pharmacorama.com/Rubriques/Output/Hormones_post-hypophysaires2.php>.

Consulté le 16 septembre 2010.


Campbell, Neil A. et Jane B. Reece, 2007, Biologie, 3e édition, Erpi,

Saint-Laurent, 2007.


Encyclopédie vulgaris-médical. 2000-2010, «Diabète insipide: Défénition».

In Encycloédie vulgaris-médical. En ligne

<http://www.vulgaris-medical.com/encyclopedie/diabete-insipide-1438.html>.

Consulté le 16 septembre 2010.

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